Une hausse du chômage pour clôturer 2015. Selon les chiffres publiés ce mercredi par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (chômeurs sans aucune activité) a progressé de 0,4 % en décembre (+ 15 800), pour atteindre un nombre total d’inscrits de 3,59 millions (3,84 avec les Dom). Une rechute qui efface entièrement le bon chiffre (- 15 000) observé le mois dernier.
Avec les catégories B et C (activité réduite), la progression est plus forte encore, atteignant + 0,6 % (+33 200 inscrits), pour un nombre total de 5,47 millions de chômeurs (5,77 avec les Dom).
Sur l’ensemble de l’année 2015, le chômage (en catégorie A) aura progressé de 2,6 %, soit + 90 000 inscrits, alors que la croissance est repartie - légèrement - à la hausse (+ 1,1 % selon l’Insee). Avec les catégories B et C, il a même bondi de 5 % (+ 259 700 inscrits).
Seuls les jeunes tirent leur épingle du jeu, avec une baisse de 4 % sur un an. A l’inverse, les seniors (plus de 50 ans) connaissent une forte hausse de 8,4 %.
Pour le ministère du Travail, la raison de ces mauvais chiffres est due, «notamment», aux «effets de la baisse d'activité enregistrée par plusieurs secteurs dans le contexte que nous avons connu en novembre et décembre». Sous-entendu, aux attentats du 13 Novembre.
L’Insee, dans sa dernière note de conjoncture, estimait, elle, l’impact négatif des attaques sur la croissance à 0,1 point de PIB.
Une pointe d'optimiste, cependant, pour la ministre du Travail, Myriam El Khomri : «Malgré une augmentation du nombre d'inscrits en catégorie A, l'année 2015 marque une inflexion réelle, [avec] 46 000 créations nettes d'emplois après plusieurs années de destruction.» Le nombre d'inscrits supplémentaires à Pôle Emploi (en catégorie A) est, il est vrai, deux fois moins important en 2015 que l'année précédente. Mais l'économie française avait alors connu une croissance cinq fois plus faible (+0,2%).




