«J'ai vu d es étudiants qui portent la marinière et je les en félicite.» Arnaud Montebourg, était mardi invité à Paris-Dauphine. Les bancs sont clairsemés. Quelques dizaines de jeunes bien coiffés écoutent sagement. L'ex-ministre du Redressement, qui s'est fait rare depuis son départ du gouvernement en août 2014, est venu donner un cours magistral, défendre le made in France, parler PIB, dette et zone euro. Il semble prêt à tacler. Et puis non. Montebourg regrette que l'économie soit «un sujet si peu débattu quand il est entre les mains des dirigeants». Mais enchaîne : «Je n'ai pas de proposition à faire car je ne suis candidat à rien.» Il botte en touche quand un étudiant l'interroge sur la loi travail : «Ceux qui ont la solution sont les salariés et les syndicats dans une entreprise […]. Les accords, s'ils ne sont pas gagnant-gagnant, tout le monde perd». Quand on lui demande ce qu'il fera quand une partie des Français seront dans la rue, il répond qu'il a prévu des «réunions pour des levées de fonds».
Montebourg reste fair-play
Publié le 08/03/2016 à 20h22
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