Il y a un nouveau propriétaire au Parisien-Aujourd'hui en France depuis l'an dernier, Bernard Arnault, et il n'est apparemment pas question pour la direction de la rédaction de se fâcher avec lui. Dans un communiqué mercredi, les syndicats (SNJ, FO, SNJ-CGT, SDJ) s'alarment de la censure du film Merci Patron, sévère critique de LVMH, l'entreprise du milliardaire (lire la critique dans Libé du 24 février). Le long métrage de François Ruffin n'a pas été mentionné dans le journal. D'après l'intersyndicale, «ordre a été donné au service culture-spectacle de ne pas le chroniquer, fût-ce en dix lignes. De même a été repoussée une proposition du service politique sur le buzz suscité à gauche par le film». Les représentants du personnel ont été reçus lundi par le directeur de la rédaction, Stéphane Albouy, qui a dit, selon eux, «assumer» cette décision. Contactée par Libé, la direction de la rédaction n'était pas joignable.
Au «Parisien», Bernard Arnault, actionnaire au-dessus de toute critique
Par
Publié le 10/03/2016 à 20h01
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus