Il n’y avait pas d’unité syndicale avant, il y en a encore moins après les annonces de lundi, qui ont satisfait plusieurs revendications des «réformistes». Côté CFDT, on crie victoire face à un nouveau texte «porteur de progrès pour les jeunes et […] pour les salariés», tout en soulignant le rôle de la mobilisation. Même discours de la CGC : «L’unité de toutes les organisations syndicales[a permis] le retrait du barème d’indemnisation des prud’hommes qui devient indicatif.» Mais la centrale des cadres, qui réclamait aussi le retrait du référendum d’entreprise, ne décidera que le 21 mars si le texte «a suffisamment bougé» pour couper court à ses envies de battre le pavé. Tout comme la CFTC, qui, «entendue sur l’essentiel», se donne quelques jours «pour déterminer les modalités futures de son action». Une hésitation qui n’a pas court du côté des «contestataires» : pour FO, comme pour la CGT, pour qui «les désaccords de fonds restent», le message est toujours le même : le retrait du projet de loi. Quant au principal syndicat d’étudiants, l’Unef, il appelle «tous les jeunes à une nouvelle journée d’action [jeudi], pour exiger le retrait sans conditions de ce projet de loi régressif».
Les syndicats coupés en deux
Par
Publié le 14/03/2016 à 20h41
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus