Et maintenant ? Que faire de la déchéance de nationalité, qui divise la gauche et la droite, une fois passé le vote solennel du Sénat, ce mardi après-midi ? Refusant de faire des apatrides, la Chambre haute est revenue à une mesure visant les seuls Français binationaux, ce qui rend impossible tout compromis à l'Assemblée. Manuel Valls a laissé entendre qu'une issue de secours pourrait être trouvée lors d'une réunion entre François Hollande et les présidents des deux Chambres du Parlement, mais le rendez-vous ne figurait lundi soir dans aucun des trois agendas officiels. L'idée d'acter l'impasse politique sur l'article 2 de la révision constitutionnelle et de ne garder que l'article 1 qui renforce l'état d'urgence, dans une sorte de demi-congrès pour sauver la face, tient la corde au sein du gouvernement. Mais pour un ministre proche de Hollande, «c'est les deux articles ou c'est rien. La droite prendra ses responsabilités face aux Français».
L’avenir de la loi en question
Publié le 21/03/2016 à 19h11
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