«Le temps de la guerre des services est dépassé ; aujourd'hui, c'est le temps de la guerre de tous les services contre le terrorisme», avait lancé Bernard Cazeneuve devant la commission d'enquête sur les attentats. Mardi, le ministre de l'Intérieur a présenté son plan pour mettre fin à la querelle et améliorer la réaction. En cas d'attentat, notamment «multisites», l'unité la plus proche intervient immédiatement, vite secondée par les 750 «unités d'intervention intermédiaires» : brigade anticriminalité (BAC) chez les policiers, et le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig-Sabre). A l'échelon du dessus, pour obtenir une «collaboration optimale» entre le Raid, la BRI (rattachée à la police nationale) et le GIGN, le nouveau schéma national d'intervention prévoit deux modalités. Des hommes d'une unité viennent en renfort sur une intervention particulièrement complexe, même si elle est menée par d'autres. Autre cas de figure : l'unité engagée n'est pas outillée pour l'intervention. Elle peut faire appel à d'autres qui maîtrisent ces «capacités rares», dont la liste est gardée secrète. Lorsque la nouvelle «procédure d'urgence absolue» est enclenchée, les zones de compétences - gendarmerie en zone rurale et police en zone urbaine, pour faire simple - sont suspendues. L'unité d'élite la plus proche intervient la première. P.Al.
Le plan de Cazeneuve pour mieux réagir en cas d’attentat
Publié le 19/04/2016 à 21h41
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