Telle était du moins l'intention du candidat Hollande qui pense que les dégâts générés par la crise des subprimes rendent nécessaire une mise au pas des banques. La réalité a vite eu raison du discours. Confiée à Pierre Moscovici, alors ministre de l'Economie, la loi qui devait «obliger les banques à séparer leurs activités de crédits de leurs opérations spéculatives» est rapidement vidée de tout contenu préjudiciable au secteur. L'idée de séparer strictement banque d'affaires - acteurs des marchés - et banques de détail - réceptacles de l'épargne populaire - est abandonnée. Le gouvernement se contente d'exiger la filialisation de leurs «activités spéculatives», au sens le plus étroit : ne sont considérées comme «spéculatives» que les opérations réalisées par les banques pour elles-mêmes et non pour leurs clients. Des activités déjà sur le déclin tant les régulateurs internationaux les ont pénalisées. De l'aveu du PDG de la Société générale, Frédéric Oudéa, la loi votée le 18 juillet 2013 n'a touché que 0,75 % des revenus totaux de sa banque…
«Maintenant les banques doivent séparer leurs activités spéculatives et leurs activités de dépôt»
Publié le 03/05/2016 à 20h31
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