Menu
Libération

«[Il faut] permettre aux associations de déposer plainte à la place des victimes [de harcèlement].»

Par
Publié le 15/05/2016 à 20h21

Réagissant dimanche sur France 3 à la tribune publiée par 17 anciennes ministres dans le JDD, qui demandent à ce que le harcèlement soit mieux pris en compte par la justice (lire aussi page 6), la ministre a évoqué deux pistes. La première, voter «rapidement la proposition de loi [déjà] adoptée à l'Assemblée qui rallonge les délais de prescription». Le texte entend les doubler pour l'ensemble des crimes et délits : la prescription passerait de trois à six ans pour les agressions et le harcèlement sexuels, et de dix à vingt ans pour les viols. Laurence Rossignol appelle le Sénat à adopter le texte «dans les mêmes termes» que l'Assemblée lorsqu'il s'en saisira, avant l'été. La deuxième piste, selon elle, «c'est de permettre à des associations de déposer plainte en lieu et place des victimes». Un amendement devrait être déposé en ce sens lors de l'examen de la loi égalité et citoyenneté, en juin.

Dans la même rubrique