Réagissant dimanche sur France 3 à la tribune publiée par 17 anciennes ministres dans le JDD, qui demandent à ce que le harcèlement soit mieux pris en compte par la justice (lire aussi page 6), la ministre a évoqué deux pistes. La première, voter «rapidement la proposition de loi [déjà] adoptée à l'Assemblée qui rallonge les délais de prescription». Le texte entend les doubler pour l'ensemble des crimes et délits : la prescription passerait de trois à six ans pour les agressions et le harcèlement sexuels, et de dix à vingt ans pour les viols. Laurence Rossignol appelle le Sénat à adopter le texte «dans les mêmes termes» que l'Assemblée lorsqu'il s'en saisira, avant l'été. La deuxième piste, selon elle, «c'est de permettre à des associations de déposer plainte en lieu et place des victimes». Un amendement devrait être déposé en ce sens lors de l'examen de la loi égalité et citoyenneté, en juin.
«[Il faut] permettre aux associations de déposer plainte à la place des victimes [de harcèlement].»
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Publié le 15/05/2016 à 20h21
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