Toujours membre de la direction de la fédération des services publics, Fabrice Angei, 56 ans, est entré au bureau confédéral de la CGT début 2015, à la suite du départ de Thierry Lepaon. Cadre territorial en détachement, l'homme à la voix posée était responsable de service au département du Var. Bombardé sur le dossier de l'emploi, c'est lui qui suit aujourd'hui le projet de loi travail. Un paradoxe pour un fonctionnaire, catégorie non concernée par le projet ? «C'est le ministère du Travail, donc des agents publics qui suivent l'application du code du travail, explique-t-il à Libération. Je ne vois pas en quoi on serait moins compétents.» En accord «à 200 % avec Philippe Martinez», celui qui se dit «encarté nulle part» refuse de commenter les accointances avec le Front de gauche qu'on lui prête. «J'ai des idées progressistes, de transformation sociale, celles de la CGT», répond-il. «Ce n'est pas un dur de dur, il est beaucoup plus légitimiste que certains et moins caricatural, moins lutte des classes, que d'autres», note, de son côté, un responsable CGT.
Portrait
Fabrice Angei Le cadre CGT
ParLuc Peillon
Publié le 13/06/2016 à 19h11
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