A Cannes, l'arrêté «anti-burkini» permet aussi de verbaliser des femmes portant un simple voile. Vêtue d'un legging, d'une tunique et d'un hijab sur la plage, Siam, 34 ans, a été enjointe de découvrir sa tête par trois policiers municipaux, qui lui ont collé une amende de 11 euros. «J'ai entendu des choses que l'on ne m'avait jamais dites en face, comme "rentrez chez vous", "Madame, la loi c'est la loi, on en a marre de ces histoires"», témoigne-t-elle dans l'Obs. Pour le maire LR de Cannes, David Lisnard, «les policiers ont estimé que la tenue de cette femme n'était pas conforme à l'arrêté. Il ne désigne pas une tenue en particulier mais toutes celles qui sont ostentatoires».
«La parole raciste s’est totalement libérée. J’étais abasourdie.»
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Publié le 23/08/2016 à 20h11
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