Ce sont 14 322 grossesses qui auraient été exposées entre 2007 et 2014 à l'acide valproïque (contenu dans la Dépakine), un anticonvulsivant destiné à soigner l'épilepsie mais responsable de malformations, selon une étude de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et de la Caisse nationale de l'assurance maladie, publiée mercredi. Marisol Touraine a confirmé que les victimes seraient indemnisées. L'Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anticonvulsivant évalue, elle, à 30 000 le nombre des victimes depuis 1967, date à laquelle le médicament a commencé à être commercialisé. Et ce alors que «chez la femme enceinte, les effets tératogènes [qui produisent des malformations, ndlr] sont connus depuis le début des années 80», a noté l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). Est-ce à dire que Sanofi, qui commercialise le médicament, ou les médecins n'ont pas été assez prudents ? «Dans les années 2000, la doctrine implicite en matière de notice était de ne pas alarmer les patientes par un message pouvant les conduire à arrêter leur traitement», dit l'Igas. Désormais, a annoncé Touraine, un pictogramme indiquant le danger de son utilisation durant la grossesse, «sera apposé sur les boîtes en plus des mentions d'alerte déjà existantes dans les six mois ».
Les victimes seront indemnisées
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Publié le 24/08/2016 à 20h41
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