Bruno Le Maire «ne ralliera personne» au second tour de la primaire à droite s'il n'est pas qualifié, a-t-il déclaré dimanche au Grand Rendez-Vous d'Europe 1, i-Télé et les Echos. «Que les choses soient claires, pas de ralliement à personne, liberté totale», a affirmé candidat, que les sondages donnent pour l'instant en lutte pour la troisième place avec François Fillon, loin derrière Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. «Je défends un projet, je défends des convictions et j'irais abandonner tout ça, j'irais abandonner des centaines de milliers, et j'espère demain des millions d'électeurs ? Jamais !» a-t-il tranché, excluant ainsi d'apporter son soutien à Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Parmi «les divergences de fond» avec l'ancien président qu'il a citées, il a mentionné le cumul des mandats que Nicolas Sarkozy veut rétablir, ou les liens avec l'Arabie Saoudite et le Qatar que Bruno Le Maire juge «indispensable» de revoir. «Je soutiendrai dans tous les cas de figure le vainqueur de la primaire et ce sera d'autant plus facile que ce sera moi», a-t-il dit. Par ailleurs, s'il est élu président, Le Maire a annoncé qu'il abrogera des réformes de la gauche. Il a notamment cité la réforme des collèges, le tiers payant généralisé et la loi Duflot sur le logement. Il entend également procéder à un référendum dès juin sur le cumul des mandats et la diminution du nombre de parlementaires, car «le renouvellement de la classe politique est un préalable absolu avant de demander le moindre effort aux Français».
Bruno Le Maire «Que les choses soient claires, pas de ralliement à personne, liberté totale.»
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Publié le 02/10/2016 à 20h31
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