A l'occasion de la semaine de l'égalité professionnelle, l'Ugict (la CGT pour les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise) compte sur les chiffres pour révéler«l'ampleur des discriminations subies par les femmes et les impacts de la maternité sur leur carrière» : une différence de salaire entre hommes et femmes cadres à temps plein qui s'élève à 21 %, un burn-out deux fois plus élevé chez les femmes… Dans le cadre de sa campagne intitulée «#VieDeMère : avoir une carrière, c'est toute une histoire», le syndicat mise aussi sur les phrases du quotidien. Du type : «Vous avez un bon CV… Mais vous voulez des enfants ?» «Ce poste n'est pas compatible avec une grossesse», «On s'est tapé tout ton boulot pendant ta grossesse !» Sur le blog créé pour accompagner la campagne, le syndicat invite à en partager d'autres pour dénoncer le «plafond de mère», expliquent Marie-José Kotlicki, secrétaire générale de l'Ugict-CGT, et Sophie Binet, secrétaire générale adjointe. «L'encadrement se féminise mais les inégalités sont tenaces en termes de déroulé de carrière, d'accès aux responsabilités ou de rémunération. Le plafond de verre joue à plein.» D'où cet appel «pour permettre à chacun et chacune d'exercer pleinement sa parentalité». Réduction du temps de travail, prise en charge de la petite enfance : pour y parvenir, le syndicat a aussi des propositions à mettre sur la table.
Plafond de mère
Publié le 03/10/2016 à 19h01
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