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Libération
Fait divers

Un professeur des écoles frappé devant ses élèves dans la rue à Argenteuil

L'enseignant, qui aurait notamment été traité de «raciste» par deux passants, s’est vu prescrire cinq jours d’incapacité temporaire de travail.

Un élève écrit sur un cahier, en septembre 2011. (AFP)
Par AFP
Publié le 18/10/2016 à 12h09, mis à jour le 18/10/2016 à 12h11

Manuel Valls a prévenu que «l'Etat poursuivra[it] sans relâche» les auteurs de l'agression d'un enseignant, qui a été violemment agressé lundi par deux jeunes hommes alors qu'il ramenait sa classe de CE2 d'un cours de sport à Argenteuil (Val-d'Oise), a-t-on appris mardi de source policière, confirmant une information du Parisien. Vers 11h30, «l'enseignant était en train de sermonner une élève indisciplinée quand une voiture s'est arrêtée à la hauteur du groupe. Ses deux occupants s'en sont pris à l'instituteur qui aurait répondu éje suis en train de la gronder, je suis son maîtreé», a détaillé cette source. L'un des deux agresseurs aurait répliqué: «le seul maître c'est Allah». Les deux hommes l'ont ensuite fait chuter à terre avant de lui asséner des coups de poing au visage.

L'instituteur, qui aurait également été traité de «raciste», s'est vu prescrire cinq jours d'incapacité temporaire de travail (ITT), a indiqué le procureur de Pontoise, Yves Jannier. «L'immatriculation de la voiture a été relevée et une personne est en cours d'audition, mais elle ne correspond pas à la description des agresseurs», a ajouté le magistrat. L'enseignant, qui a repris le travail mardi, a déposé plainte. Le commissariat d'Argenteuil est chargé de l'enquête ouverte par le parquet de Pontoise.

Des inspecteurs sont rendus mardi matin à l'école Paul Langevin «pour entendre les équipes», a expliqué la direction académique du Val-d'Oise. «L'enseignant a voulu être présent ce matin. Pour l'instant, il n'y a pas eu de demande d'intervention particulière auprès des enseignants et des élèves, mais nous restons a l'écoute», a-t-on poursuivi.

Contacté par l'AFP, le directeur de l'école a indiqué qu'il ne souhaitait pas s'exprimer, tout comme l'enseignant. «Il y a en Seine-Saint-Denis et dans le Val d'Oise depuis quelques jours une montée des violences à l'égard des fonctionnaires - parce que ça vise aussi bien les policiers que les enseignants et les proviseurs - qui commence à faire beaucoup, donc il faut condamner absolument chacun de ces actes», a déclaré mardi Najat Vallaud-Belkacem sur RTL.

Lundi, dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis, la proviseur d’un lycée de Tremblay-en-France a été frappée à la grille de son établissement, sur lequel plusieurs cocktails Molotov ont été lancés par des jeunes qui s’en sont également pris aux forces de l’ordre.

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