A Calais, la rue des Garennes, en plein cœur de la zone industrielle des dunes, vit les dernières heures d'un étrange manège. C'est là que les autorités ont installé un vaste hangar de 3 000 m² d'où sont partis, depuis lundi, plus d'une centaine d'autocars en direction des centres d'accueil et d'orientation (CAO) prévus pour les migrants de la «jungle». Mercredi à 20 heures, l'opération de «mise à l'abri» sera terminée. Les pelleteuses de Vinci ont fini par entrer en action ce mercredi après-midi, commençant à détruire les habitations de fortune. Quelques centaines de personnes sont encore présentes. Elles semblent se demander si la jungle, c'est «fini», comme l'a affirmé la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. Vers 17 heures, Vincent De Coninck du Secours catholique raconte : «Je ne comprends pas comment on peut dire que la jungle, c'est fini. Il y a plusieurs centaines de personnes ici. Je vois des gens qui font à manger comme si de rien n'était. On leur dit "Plus de bus ce soir", ils répondent "on verra demain". C'est dramatique. Que vont faire des gens demain ?»
A Calais, les pelleteuses entrent en action
Publié le 26/10/2016 à 20h11
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus