La prise en compte du «préjudice d'angoisse» des victimes directes et du «préjudice d'attente et d'inquiétude» des proches est au cœur du travail publié lundi par un collectif de 170 avocats, qui travaillent depuis un an pour proposer une méthode d'estimation pour les victimes d'actes terroristes. Ils publient une échelle détaillée de critères d'évaluation pour garantir «l'individualisation» du préjudice et éviter un traitement forfaitaire. «Les préjudices subis par les victimes et leurs proches sont innombrables, je pense à celles et ceux qui n'ont même pas demandé une aide psychologique ou au sentiment de culpabilité qui peut ronger les survivants», illustre Dominique Attias, vice-bâtonnière de Paris, qui a encadré ce travail. Pour permettre une indemnisation au plus proche du dommage subi, les avocats proposent des critères comme «la durée de l'exposition à l'acte terroriste», «la proximité du danger de mort immédiate» ou la «peur pour ses proches» également victimes de l'attentat.
Préjudice d’angoisse
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Publié le 07/11/2016 à 20h26
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