Parmi la quinzaine de documentaires tournés depuis les attaques du 13 Novembre 2015, dont beaucoup ont été diffusés ces derniers jours, ce film porté par Philippe Manœuvre choisit de raconter l'histoire artistique du Bataclan, qui a rouvert le 12 novembre avec un concert de Sting. Un choix pas si éloigné de la thématique générale puisque ce lieu est à la fois le symbole de la France multiculturelle visée par les terroristes, mais aussi une salle habituée des renaissances. D'abord café-concert puis cinéma avant de redevenir salle de concert, le Bataclan s'est imposé dans les années 70 et 80 comme un lieu de l'avant-garde, de l'alternatif, voire de la bizarrerie. Superbes archives où l'on verra les premiers concerts des Clash, de Genesis, de Police, la (première) reformation du Velvet, l'émeute pour les New York Dolls… Les artistes invités à raconter leurs souvenirs évoquent tous une ambiance particulière sur cette scène, avec une sensation de foule dépassant largement les dimensions de la salle. «Faut être festif quand on joue là», assure Bernard Lavilliers. C'est JoeyStarr qui en parle le mieux : «C'est une salle où on ne respire pas, au bout de dix minutes tu n'as plus d'air et tu joues en apnée.»
A la télévision ce soir
«Bataclan, une vie de spectacles» : souvenirs d’un temple de l’avant-garde
Sting lors du concert de réouverture du Bataclan - 12 novembre 2016
(Boris Allin. Hans Lucas)
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Publié le 13/11/2016 à 18h39
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