En se déclarant à quatre jours du premier tour, Emmanuel Macron «trolle»-t-il la primaire de la droite en général, et la campagne d'Alain Juppé en particulier ? Qu'il ait calculé son coup, personne n'en doute. Mais les proches du maire de Bordeaux refusent de croire à un impact sur le scrutin de dimanche. Quid de ces électeurs à la fibre centriste tentés d'aller voter Juppé, qui pourraient se raviser pour préférer un Macron officiellement en lice ? Pour résumer la réaction des juppéistes : mouais… «J'ai du mal à croire qu'un électeur de centre gauche ou de centre droit, qui a deux tickets de Loto, va griller une chance pour l'autre. Macron veut juste faire un coup de buzz», minimise Benoist Apparu. Juppé lui-même y voit «d'abord un problème pour la gauche», dénonçant «un jeu qui ne [l']intéresse pas». Et de souligner sa «trahison vis-à-vis de François Hollande, qu'il a poignardé dans le dos». Avant de rappeler son passé de conseiller de l'Elysée, puis de ministre : «Il est le coauteur de la désastreuse politique économique conduite depuis 2012. Il essaie sans doute de se refaire une virginité.» Fini le temps où Jean-Pierre Raffarin, soutien de Juppé, ne voyait «aucune incompatibilité» entre eux. «Macron peut mordre à la marge sur le centre», mais «ça n'aura pas de conséquence sur la primaire», balaie François Fillon.
A droite dans ses bottes
ParLaure Equy
Publié le 16/11/2016 à 20h56
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