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Libération

Terrorisme : une longue traque et sept arrestations

Publié le 21/11/2016 à 20h26

«Un nouvel attentat a été déjoué.» C'est ce qu'a indiqué le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lundi matin, lors d'une conférence de presse. Sept hommes âgés de 29 à 37 ans, de nationalités française, marocaine et afghane, ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche. Le coup de filet - dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet antiterroriste depuis «plus de huit mois» - a eu lieu à Strasbourg et Marseille.

La traque commence en février et s'accélère quelques mois plus tard, au moment de l'Euro de football. A l'époque, les enquêteurs décident de ne prendre aucun risque et passent à l'action : ils arrêtent en Ile-de-France cinq personnes soupçonnées de fomenter un projet d'attentat durant la compétition de football. Selon les informations recueillies par Libération, ces suspects, considérés comme les «financiers» du réseau, sont en lien avec un mystérieux commanditaire basé en Syrie. Deux d'entre eux sont mis en examen et incarcérés.

A ce moment-là, les membres de la cellule dite «opérationnelle» sont toujours dans la nature. Ils semblent particulièrement précautionneux et n'échangent guère d'informations entre eux. Un «dispositif inédit» est alors mis en place pour interpeller le reste du commando. Pendant des mois, c'est un échec : les suspects ne mordent pas à l'hameçon. Selon une source proche du dossier, ce serait les défaites accumulées par l'Etat islamique en Syrie qui auraient précipité leurs velléités de passage à l'acte. Les membres de la cellule vont alors «commettre des erreurs», qui conduiront à leur arrestation.

Difficile pour le moment d’en savoir davantage sur le parcours des suspects mais il semble déjà établi qu’au moins deux d’entre eux se sont rendus en Syrie.

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