Ainsi donc, ce bidonville devenu petite ville n’était pas une fatalité ? On s’était pourtant habitué, depuis une quinzaine d’années, à voir ces exilés du monde entier tenter de survivre dans le Calaisis, avec un rêve en tête : rejoindre le Royaume-Uni. Ces dernières années, avec la crise des réfugiés, leur nombre avait grossi. La liste des morts sur la rocade, dans le tunnel sous la Manche, s’était allongée. On croyait que la situation dans la «jungle» de Calais était intangible. Et puis, à la fin de l’été, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, a annoncé son démantèlement. Deux mois plus tard, c’était fait. Opération bouclée en trois jours, avec plus de 5 000 personnes envoyées dans des centres d’hébergement partout en France. On s’est alors demandé pourquoi l’Etat ne s’était pas mobilisé plus tôt. On continue aussi à scruter les conséquences de la très médiatique évacuation, notamment celle des quelque 1 500 mineurs auxquels qui on avait promis qu’ils pourraient bientôt rejoindre leurs familles outre-Manche. Deux mois plus tard, ils sont toujours en France.
Calais/ La «jungle» démantelée en trois jours
Publié le 30/12/2016 à 17h16
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