Jeudi 1er décembre, 19 h 55, à l'Elysée. Lorsque les conseillers de François Hollande s'agglutinent autour des postes de télévision pour écouter l'allocution du chef de l'Etat, ils ne sont qu'une poignée à savoir. Certains se doutent, d'autres espèrent ou craignent que leur Président reparte, coûte que coûte, au combat. Mais l'écrasante majorité des collaborateurs de Hollande ignore tout. «Pendant la première partie du discours, j'ai même commencé à croire que finalement il y allait», se souvient Bernard Poignant, un fidèle. Le Président normal a donc choisi la sortie la plus anormale de la Ve République : renoncer. Mais faut-il vraiment parler de choix ? Ce renoncement n'est-il pas plutôt un empêchement ? La pression exercée par son Premier ministre, Manuel Valls, pour qu'il ne se représente pas, a-t-elle été décisive ? Tous les proches de Hollande disent à peu près la même chose : le forcing de Valls a été important mais pas déterminant. La décision du chef de l'Etat remonte à une dizaine de jours plus tôt. «Plusieurs facteurs se sont combinés, raconte un intime. La candidature de Macron a joué un rôle, mais c'est surtout l'éviction de Sarkozy qui a été décisive. Hollande a alors pris conscience qu'il y avait un vrai risque qu'il sorte perdant de la primaire de gauche.» Ce qui était l'humiliation interdite.
Hollande/ La renonciation pour éviter l’humiliation
Publié le 30/12/2016 à 17h08
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