Personne ne l'a vu venir. Quand, à la fin de la manif contre la loi travail du 31 mars, des dizaines de personnes appliquent, à la lettre, le slogan «ce soir, on ne rentre pas chez nous», c'est le début de deux mois d'occupation de la place de la République à Paris, et de quelques places en régions. Une mobilisation d'un nouveau genre, lancée notamment par Loïc Canitrot de la compagnie Jolie Môme, et François Ruffin, le réalisateur du film Merci patron! Au cœur de la rituelle assemblée générale, qui se tient alors chaque soir sur la place : des débats animés et parfois un brin décousus sur des sujets aussi variés que la loi travail, la démocratie, l'environnement, l'éducation, ou encore les rapports avec la police. A Paris, Nuit debout a également pu apparaître, à certains égards, comme une forme de catharsis collective suite aux attentats de novembre. Car au-delà des discussions interminables qui s'y tenaient, c'est aussi le besoin et l'envie d'être ensemble qui dominaient les AG organisées non loin de la statue transformée en mausolée, et qui réunissaient majoritairement un public du nord-est parisien. Celui-là même qui fut victime des attaques des terrasses de cafés et du Bataclan.
Nuit Debout/ Agora et catharsis
ParLuc Peillon
Publié le 30/12/2016 à 17h16
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