Pour les parents d'élèves (FCPE et Peep) et le principal syndicat du secondaire (Snes-FSU), cette expérimentation toulousaine pour plus de mixité sociale dans les collèges a au moins une limite : l'absence de contraintes imposées aux établissements privés sous contrat avec l'Etat. Car sur les 36 collèges de la ville, 12 sont privés et comptent 68 % d'élèves favorisés, contre 37 % dans le public. La FCPE demande un moratoire sur l'ouverture des classes dans le privé, de la compétence du rectorat. Interrogé, l'inspecteur d'académie Jacques Caillaut dit ne pas avoir cette latitude : «J'ai deux enveloppes budgétaires distinctes pour payer les enseignants du privé et du public. Je suis tenu par la loi de les utiliser.» Et si le ministère réduisait cette enveloppe ? Réponse de la ministre Najat Vallaud-Belkacem : «Ce serait remettre en cause le principe de liberté de choix d'enseignement. C'est non.»
Une fuite vers le privé contestée
Publié le 13/02/2017 à 20h06
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