A 20 ans, elle travaillait déjà dans la boîte de production de son frère à Damas et organisait des festivals de poésie, de théâtre… «Je suis née dans ce milieu, mon père est écrivain. Je voulais voir si toute seule, j'arriverai à quelque chose aussi.» A 25 ans, elle part à Paris «étudier le cinéma». Assez vite, elle se met à raconter, «relayer ce qui se passe dans [s]on pays». Elle devient journaliste pour France 24 entre autres. Reçoit alors des menaces. Elle sait aujourd'hui qu'elle ne pourra plus rentrer chez elle. «Je dois l'accepter. C'est difficile à décrire. Comme si je n'avais plus de dos, je sais que je ne peux pas me retourner.»
Anmar Hijazi Syrie
Publié le 06/03/2017 à 20h16
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