En 1995, la présidentielle française se déroule sur fond de siège de Sarajevo. Sur le départ, François Mitterrand est accusé d'indulgence par le futur vainqueur, Jacques Chirac. L'enclave de Srebrenica est sur le point de tomber mais les candidats esquivent les sujets diplomatiques qui, assurent leurs équipes, n'ont jamais fait entrer un candidat à l'Elysée . Vingt-deux ans plus tard, rien n'a changé. Mardi soir, l'attaque contre le village de Khan Cheikhoun n'a été évoquée que par un seul des 11 candidats réunis pour un débat télévisé : Benoît Hamon. Silence radio de François Fillon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui épargnent soit Bachar al-Assad, soit Vladimir Poutine. Session de rattrapage express mercredi pour Emmanuel Macron, pour qui Al-Assad devra «répondre de ses crimes devant des tribunaux internationaux». Mais le candidat entend «hiérarchiser les priorités et les combats» avec «une priorité : éradiquer le terrorisme islamiste». Le dictateur a dû être impressionné.
Présidentielle : les candidats ont d’autres priorités
Publié le 05/04/2017 à 20h46
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