L'Etat va devoir mettre en place fissa des mesures pour venir en aide aux quelque 500 exilés qui tentent de survivre à Calais. Le tribunal administratif de Lille, saisi en référé par onze associations, a toutefois rejeté lundi la demande de recréer un centre d'accueil d'urgence. Il considère en revanche que des mesures urgentes sont nécessaires afin d'éviter que les migrants ne soient «exposés à des risques de traitements inhumains et dégradants». Sous dix jours, il recommande la «création […] de plusieurs points d'eau et de sanitaires» et un «renforcement du dispositif d'accès à des douches, réservé jusqu'à présent aux personnes malades» avec l'obligation «de laisser les associations continuer à distribuer des repas». La semaine passée, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a tenu à Calais un discours très sécuritaire, à l'opposé du message d'«humanité» martelé par le chef de l'Etat. Par ailleurs, une délégation d'associations d'aide aux migrants a été reçue lundi à l'Elysée par la conseillère «réfugiés». Elles ont demandé une «conférence nationale» sur l'accueil en vue d'un changement radical de la politique migratoire de la France.
Calais : L’Etat rappelé à l’ordre
Publié le 26/06/2017 à 20h56
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