«Mon premier émoi s’est manifesté à l’âge de 5 ans. Je sentais que je trouvais les filles plus jolies mais je ne le "conscientisais" pas encore. C’est en voyant Amélie Mauresmo faire son coming out (très courageux à l’époque) que j’ai pu poser des mots sur ma différence. J’avais 14 ans et les homos n’étaient pas aussi représentés dans les médias qu’aujourd’hui. Au début, j’ai eu une forme de fascination mais aussi de rejet. Je suis d’ailleurs sortie avec des garçons jusqu’à mes 17 ans pour faire comme tout le monde et me camoufler. Ce n’est que deux ans après avoir apprivoisé mon homosexualité à la suite d’une première expérience que j’ai eu une vraie histoire d’amour. A partir de là, j’ai assumé de plus en plus. Cela a été plus facile pour moi que pour certains homos de plus de 50 ans, qui ont longtemps baissé les yeux. En outre, je crois que les gens sont plus tolérants avec les lesbiennes. Deux filles qui se tiennent par la main suscitent de la curiosité, de l’envie, parfois de l’excitation. Guère plus. Alors que deux hommes, c’est toujours plus compliqué. Beaucoup bloquent sur la sodomie, se sentent remis en cause dans leur virilité.»
Claire, 34 ans, comédienne-metteure en scène, Montpellier «J’ai posé des mots en voyant le coming out d’Amélie Mauresmo»
Publié le 28/06/2017 à 19h36
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