Rebaptisé «compte de prévention» pour ne pas «induire que le travail est une douleur», selon la promesse de Macron, le compte pénibilité subit la pression du patronnat. Grâce à ce dispositif, les salariés à des postes pénibles peuvent partir en retraite plus tôt, se former ou passer à temps partiel. Mais à partir de 2018, ceux exposés à des postures pénibles, à des vibrations, à des risques chimiques ou à la manutention de charges lourdes ne pourront plus en bénéficier, a fait savoir Edouard Philippe samedi. Ils ne partiront en retraite anticipée qu’en cas de maladie professionnelle générant plus de 10 % d’incapacité. Les cotisations patronales disparaissent aussi au profit d’un financement par une branche excédentaire de la Sécu (accident du travail et maladie professionnelle). Paraphrasant le Medef, Muriel Pénicaud s’est dit satisfaite de «libérer les PME d’une usine à gaz».
Le compte pénibilité revu à la sauce Medef
Publié le 09/07/2017 à 20h06
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