Un an après l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, de nombreuses questions demeurent autour du dispositif de sécurité déployé ce soir-là. L'enquête préliminaire sur la sécurité menée par le parquet de Nice, disjointe de l'instruction parisienne sur le terroriste, avait été classée sans suite. Libération avait révélé que ces investigations avaient fait l'impasse sur plusieurs points cruciaux. Aucun rapport d'intervention de la police nationale, ni échange radio, n'avait été versé au dossier. De même, aucun des policiers présents ce soir-là - exceptée la hiérarchie - n'avait été entendu. Lors de cette enquête préliminaire, les responsables de la préfecture des Alpes-Maritimes et de la mairie de Nice avaient la même réponse en boucle : le scénario d'un attentat au véhicule-bélier n'a jamais été anticipé. Pourtant, Adolphe Colrat, préfet à l'époque, déclarait le 17 juillet que «le risque d'un véhicule fou avait été pris en compte, avec la mise en place d'obstacles sur la chaussée, obstacles qui ont été malheureusement contournés comme on le sait». Ce scénario avait d'ailleurs été envisagé à l'occasion des événements liés à l'Euro, quelques jours auparavant. Une instruction avait finalement été ouverte et confiée à deux magistrats à la suite de la constitution en partie civile de plusieurs victimes. Mais, selon le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, «il n'y a rien de nouveau dans la procédure».
Dispositif de Sécurité Une enquête toujours ouverte
Publié le 12/07/2017 à 20h46
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