DOA
(acronyme de Death on Arrival, «mort à l'arrivée», utilisé dans les milieux paramédical et policier) est originaire de Lyon. Il a déboulé dans le polar en 2004 avec les Fous d'avril, immersion dans la cybercriminalité autour d'un enquêteur d'Europol d'origine russe. C'est avec Citoyens clandestins (Gallimard, 2007), qui mêle les services secrets français, des fûts contenant un gaz inodore mais létal et une élection présidentielle, qu'il s'impose comme une voix à retenir, ultradocumentée et épique à la fois, saluée par le Grand Prix de littérature policière. Le cycle Pukhtu, sur fond d'Afghanistan, de clans et de barbouzes (Gallimard, 2015 et 2017), enfonce le clou, brûlant. Ces temps-ci, DOA travaille à un polar sur «les sexualités extrêmes», avant de «[s]'attaquer aux nazis»
MARC TREVIDIC
Il suffit d’un mot, parfois, pour changer la destinée d’un homme. Durant toute sa carrière, le magistrat Jean-Michel Lambert, qui s’est suicidé à son domicile le 11 juillet, a été rebaptisé le «petit juge». Un sobriquet peu flatteur, censé illustrer ses multiples erreurs dans l’affaire Grégory. Trévidic, lui, était le «méchant petit juge». Celui qui faisait trembler les puissants. Une épithète de plus, mais qui fait ici toute la différence. Aujourd’hui affecté aux affaires familiales à Lille, il demeure la figure de dossiers majeurs de l’antiterrorisme - de l’affaire Karachi à celle de l’assassinat des moines de Tibéhirine.




