Au Secours populaire de Lille, c'est la distribution mensuelle dans les locaux gigantesques de l'association, dans le quartier populaire de Fives. Deux mille familles en bénéficient. Beaucoup de gens au RSA, des petits retraités, des femmes seules avec enfants, des salariés à temps partiel. Et Clémence, 48 ans, à la fois bénévole et bénéficiaire de colis alimentaires. Les 5 euros en moins, c'est juste «inadmissible». Elle vit dans un F3 à 450 euros, dans une HLM, et paye 157 euros grâce à l'aide au logement. Elle touche 693 euros de RSA, plus environ 150 euros pour son fils de 18 ans, en fauteuil roulant, handicapé à cause d'un accident quand il avait 6 ans. Cette ancienne blanchisseuse a arrêté de travailler il y a douze ans quand son fils était dans le coma. Rien que les couches lui coûtent 20 euros par semaine. «Quand les sous tombent sur le compte, je paye mes factures, et j'ai plus rien.» Jamais de découvert, «mais s'il n'y avait pas le Secours populaire, je serais dans la m…» Qu'est-ce qu'elle a envie de dire à Macron sur les APL ? «Qu'il prenne ma place.»
Témoignage
Clémence, au Secours populaire de Lille : «Inadmissible»
Publié le 24/07/2017 à 20h46
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