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Libération

«Si jamais [les Italiens] refusent la proposition honnête qui leur est faite de travailler main dans la main sur le chantier Saint-Nazaire STX, alors l’Etat français fera valoir son droit de préemption.»

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances

ParJeanne Laudren
Anthony Cortes
Publié le 26/07/2017 à 20h06

On pensait que la reprise de STX était réglée, mais non. Alors qu'un accord pour la reprise de ce chantier naval semblait avoir été trouvé entre la France et l'Italie avant l'élection d'Emmanuel Macron, le nouveau gouvernement français a décidé, mardi, de remettre en cause le tour de table prévu. L'accord prévoyait un partage à l'avantage des Italiens : 49 % pour Fincantieri (industriel naval) et 6 % pour la Fondazione Cassa di Risparmio (banque privée) côté italien. L'Etat Français prenait 33 %, et la DCNS (groupe français rebaptisé Naval Group), 12 %. Mais, désormais, la France exige 50 % pour Fincantieri et 50 % pour les actionnaires français. Pour convaincre les Italiens, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, leur fait miroiter une coopération dans le naval militaire. Sauf que l'Italie juge cette proposition inacceptable. Selon une source proche du Trésor italien citée par Reuters, «la ligne rouge c'est, au minimum, une participation légèrement majoritaire et un contrôle du conseil d'administration». Si le refus italien n'est pas encore officiel, il pourrait conduire à rien moins qu'une nationalisation partielle de STX France, a laissé entendre Le Maire mercredi. Coup de bluff ? Un compromis doit être trouvé avant samedi, date à laquelle l'Etat français ne pourra plus faire valoir son droit de préemption. et

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