Parler de sa défaite présente au moins un avantage pour Manuel Valls : montrer qu'il n'est pas tout à fait mort. A la matinale de France Inter, l'ancien Premier ministre a rappelé qu'il comptait peser dans le futur paysage politique. Et pour mieux parler du futur, il a d'abord évoqué le passé. Lorsque Nicolas Demorand lui a demandé s'il avait vraiment cru en ses chances de succéder à François Hollande, le député de l'Essonne ne s'est pas dérobé, tout en veillant à ne pas perdre la face : «Sincèrement non. […] Je savais quand je me suis lancé dans la primaire, après le renoncement de François Hollande, que je me lançais dans des conditions difficiles. C'est mon caractère, d'y aller, de me battre, de convaincre, a-t-il rappelé. Et je me suis rendu compte que ça allait être très difficile, et pour la primaire, et de toute façon, nous savions que ça allait être très difficile pour les socialistes à l'occasion de cette dernière élection présidentielle.» Fidèle à ce qu'il clame depuis plusieurs mois, l'élu a, par la suite, martelé qu'il souhaitait «aider le président de la République» et loué ses réformes.
Manuel Valls : «Ma vie politique est encore devant moi.»
Publié le 29/08/2017 à 20h36
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus