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Libération

Violences sexuelles : hausse des plaintes

Publié le 13/11/2017 à 19h56

Harcèlement sexuel, agressions sexuelles, viols… Oui, la parole s'est libérée dans le sillon du scandale mondial de l'affaire Weinstein, suivi en France d'une immense vague de signalements balancés sur Twitter sous les hashtags de combat «balance ton porc» et «metoo». Certaines victimes sont aussi passées à l'acte et leur nombre croît. La preuve par l'envolée, le mois dernier, du nombre de plaintes pour violences sexuelles déposées en gendarmerie : 30 % de plus qu'en octobre 2016 (soit 360 signalements de cas en plus). Question : la justice pourra-t-elle faire face ? Affirmatif, à en croire la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, invitée lundi matin sur RTL, qui envisage en outre une série de mesures concrètes pour encourager les victimes à porter plainte. Ainsi, la garde des Sceaux réfléchit, avec son homologue du ministère de l'Intérieur, Gérard Collomb, à la possibilité de déposer une préplainte en ligne dans les affaires de violences sexuelles. Cette procédure qui existe déjà pour les «atteintes aux biens» pourrait donc être étendue. Deuxième piste à l'étude pour faciliter les démarches des victimes : «prélever des preuves de violences sexuelles» dans les hôpitaux «sans que la plainte ait été déposée a priori». Objectif : permettre à celles qui décident de saisir la justice d'avoir un «maximum de preuves». Enfin, la garde des Sceaux affirme travailler à l'amélioration de l'écoute des victimes d'agression sexuelle. Il s'agirait de ne plus les mettre systématiquement face à leur agresseur à plusieurs reprises durant l'enquête.

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