Des prostituées bénéficient depuis octobre du dispositif de parcours de sortie de la prostitution, volet social de la loi adoptée en 2016, dont la pénalisation du client constituait la mesure phare. Les bénéficiaires pourront profiter d'un logement locatif social ou une place en foyer, d'un accompagnement médical sur le plan physique ou psychologique, ainsi que d'actions d'insertion sociale et professionnelle. Elles recevront aussi une aide financière à l'insertion sociale, l'Afis, de 330 euros mensuels pour une personne seule. Chaque enfant à charge donne droit à 102 euros supplémentaires. Elles pourront également se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour d'une durée minimale de six mois leur permettant de travailler. Fort bien ? Le Mouvement du nid, association qui prône l'abolition de la prostitution, s'inquiète cependant du «manque de soutien financier» de l'Etat aux 25 associations agréées, chargées d'assurer le dispositif. Les crédits alloués à la lutte contre la prostitution dans le projet de budget 2018 «sont en baisse de 25 %», de 6,6 à 5 millions d'euros, dénonce Stéphanie Caradec, directrice de l'association : «On n'est pas en capacité d'accueillir tout le monde aujourd'hui», a-t-elle prévenu.
Un budget en baisse
Publié le 15/11/2017 à 19h06
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