Un mois, deux jours et puis s'en va. Quand en févier, le président du Modem annonce qu'il se range derrière Emmanuel Macron, le leader centriste est persuadé qu'il va enfin sortir du purgatoire. Le Béarnais entend être payé au juste prix des voix centristes qu'il ramènera dans l'escarcelle de Macron. Après un coup de gueule monumental, estimant que «le compte n'y est pas», le Modem obtient 47 sièges de députés. Dans la foulée, il décroche un ministère régalien, la Justice, avec le rang de ministre d'Etat et de numéro 2 du gouvernement. Marielle de Sarnez, son bras droit, sera nommée ministre chargée des Affaire européennes. Un mois et deux jours… Jusqu'à ce que des dénonciations mettent en cause le statut de permanents du Modem, rémunérés par le Parlement européen pour des tâches uniquement vouées à la vie interne du parti. L'enquête est toujours en cours. L'accusation oblige en tout cas les deux ministres à remettre leur démission. Un mois et deux jours de retour en grâce pour cinq ans de traversée du désert. La halte à l'oasis aura été de courte durée.
François Bayrou Bye-bye au bout d’un mois
Publié le 29/12/2017 à 18h56
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