Ne pas avoir l'air de s'accrocher pour mieux rester. Organiser le vide autour de soi, tout en semblant flatter sa rivale. C'est à cet exercice que s'est livrée mardi sur France Inter Marine Le Pen. Présidente du FN depuis 2011, elle sera la seule candidate à sa propre succession pour un troisième mandat à la tête du parti, lors du congrès des 10 et 11 mars à Lille. Marine Le Pen continuera donc de s'imposer en cheffe naturelle de sa formation. Fragilisée par son débat télé calamiteux face à Emmanuel Macron, elle n'a fait œuvre d'autocritique que pour mieux humaniser son image. Et pris soin de louer les qualités de Marion Maréchal-Le Pen, après la prestation réactionnaire de cette dernière en franglais à Washington. Elle «a sûrement beaucoup plus de choses que moi. Elle a d'abord la jeunesse que je n'ai presque plus», a-t-elle feint de concéder. Avant de cantonner sa nièce, qui travaille à un projet d'«académie de sciences politiques» au «champ de la formation». Très loin du «champ électoral» qui est le sien.
Marine Le Pen : «Si les sondages et surtout les adhérents […] considèrent que, à un moment donné, quelqu’un d’autre que moi est mieux placé pour faire gagner nos idées, ça ne me pose aucun problème. […] Je n’entends pas rester accrochée à mon siège jusqu’à je ne sais pas quel âge vénérable.»
Marine Le Pen présidente du FN, mardi matin sur France Inter
Publié le 27/02/2018 à 20h46
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