A l'approche de leurs journées d'été, cette semaine à Strasbourg, les écologistes entendent marteler leur singularité en prévision des élections européennes de mai. Après Yannick Jadot, proclamant ce week-end dans le Journal du dimanche sa volonté de conduire une liste estampillée Europe Ecologie-les Verts visant 15 % des suffrages sans alliance avec Génération·s de Benoît Hamon, Karima Delli, eurodéputée sortante, confirme à Libération la volonté des Verts de compter leurs forces.
Après le retrait de votre candidat, Yannick Jadot, lors de la présidentielle de 2017, les prochaines élections européennes signifient-elles la fin du compagnonnage avec Benoît Hamon ?
Les écolos ont compris que le temps est venu d’en finir avec les deals à l’ancienne. Nous devons être le porte-parole de la société qui bouge, nous ne devons pas être là pour faire de la figuration. La planète danse sur un volcan, l’Europe est un bon levier pour l’action. Et il nous arrive de gagner de très bons combats en faveur de l’environnement…
S’agira-t-il de combattre les accords de libre-échange sans contrepartie environnementale ?
Il est grand temps de mettre fin aux accords avec les Etats-Unis, le Japon ou le Mercosur [une communauté économique qui regroupe plusieurs pays d'Amérique du Sud, ndlr], lequel va planter l'agriculture européenne. Le libre-échange n'est pas la réponse aux défis de demain. Il est l'ennemi du social comme de l'environnement. Et l'écologie marche sur ces deux jambes-là.
Sur le plan franco-français, que pensez-vous de la politique menée depuis un an par le gouvernement ?
Nicolas Hulot est un ministre convaincu, un des acteurs qui a su populariser l’écologie. Notre rôle est de l’aider à gagner ses arbitrages ministériels, de l’appeler à taper du poing sur la table. La Commission européenne reproche parfois à la France son manque d’engagement environnemental. Raison de plus pour travailler à cet échelon.




