Dans la courte histoire de la société du Grand Paris (née en 2011), la désignation du président du conseil de surveillance a toujours eu lieu dans une courtoisie de bon aloi. L’Etat, qui occupe la majorité des sièges au conseil de surveillance de cet établissement public, en désigne le président mais l’a toujours choisi parmi les élus. Le centriste André Santini d’abord, le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec ensuite : alternance et consensus. Cette année, ce fut plus complexe. Dans un contexte de fragilisation des départements de la «petite couronne», menacés de fusion dans la métropole du Grand Paris, les présidents des sept départements s’étaient mis d’accord pour pousser l’un d’eux. Curieusement, leur accord s’était porté sur le champion le moins recommandable : Pierre Bédier (LR), président des Yvelines, condamné en 2009 pour corruption et recel d’abus de biens sociaux. Le gouvernement a-t-il pressenti que ce profil ne serait pas idéal ? Finalement, c’est le communiste Patrick Braouezec, président de Plaine commune, qui a été élu vendredi après que les sept présidents de conseils départementaux ont quitté la salle. Photo AFP
Urbanisme Patrick Braouezec, nouvelle tête du Grand Paris
Publié le 07/09/2018 à 20h16
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