Veille des réseaux sociaux, recueil et échange de renseignements avec les commissariats ou les établissements scolaires… En 2010, une cellule de sept agents a été créée dans le cadre du plan de lutte contre les bandes par la préfecture de police. L'objectif ? Recueillir des données sur les 16 bandes répertoriées dans la capitale et les 29 de la petite couronne, jusqu'à tisser une cartographie de leurs mouvements et de leurs territoires. Quelles sont les zones de friction ? Quels membres composent ces groupes ? Le travail de cette structure, rattachée à la sous-direction de la police d'investigation territoriale, constitue un appui opérationnel aux services d'enquête. Et un moyen de prévenir les violences. Le 3 octobre, des policiers de la cellule participaient aux Etats généraux lancés par la mairie avec le procureur de la République, le préfet de police et le recteur de l'académie «pour réfléchir, d'ici à la fin du premier trimestre 2019, aux stratégies à développer pour prévenir ces rixes dans l'espace public», indique Colombe Brossel, adjointe chargée de la sécurité : «Depuis 2016, 250 rixes ont eu lieu dans Paris intra-muros, soit une tous les trois-quatre jours. C'est colossal.»
A Paris, une cellule spéciale anti-bandes
Publié le 15/10/2018 à 20h36
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