«Agir concrètement pour que les choses s'améliorent». Un peu plus d'un an après le début de la vague #MeToo, qui a mis au jour l'ampleur des violences sexistes dont les femmes sont victimes partout dans le monde, la Fondation des femmes appelle avec ce mot d'ordre à ne pas oublier, et à s'engager. L'organisme, reconnu d'utilité publique, organise ce mardi soir et pour la troisième année consécutive à Paris une course de relais, sous la nef du Grand Palais. Baptisée «Nuit des relais», cette soirée se veut un rassemblement festif et solidaire, destiné à récolter des fonds qui seront intégralement reversés à des associations et projets de lutte contre les violences faites aux femmes.
Au total, près de 250 équipes, constituées de particuliers ou d'entreprises, seront sur la ligne de départ et se passeront le relais toute la soirée. Parmi elles figureront dix salariés de Libération. Outre la performance sportive, cette soirée vise surtout à récolter des fonds. Pour l'heure, plus de 170 000 euros ont déjà été donnés à la Fondation, qui seront ensuite répartis entre les associations lauréates d'appels à projets.
Déjà plus de 170 000 euros collectés à ce jour grâce à vous ! Faites exploser le compteur ➡️Faites un don sur https://t.co/lF1wpw2OoX pic.twitter.com/p0eUey0W2n
— Fondation des Femmes (@Fondationfemmes) December 3, 2018
Au cours des éditions précédentes, 1 200 personnes ont pris part à cette Nuit des relais, permettant de récolter 100 000 euros, grâce auxquels une vingtaine de projets ont pu être financés, tels que la mise en place d'un tchat national à destination des victimes de violence par l'association En avant toutes! ; d'un suivi social et psychologique des femmes migrantes en Seine-Saint-Denis via l'association Africa 93, ou encore la création d'une campagne de sensibilisation à l'excision. Deux autres événements de ce genre devraient avoir lieu en début d'année prochaine à Bordeaux et à Lille.




