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Publié le 05/12/2018 à 21h26

Il n'y a pas que le pouvoir d'achat dans la vie. Les revendications des gilets jaunes débordent largement le cadre pécuniaire, pour réclamer plus de services publics, plus de démocratie, si possible directe. Dans les différents textes qui circulent, les représentants du mouvement s'opposent à la fermeture des petites lignes ferroviaires et aux grandes zones commerciales et veulent des moyens pour ressusciter les commerces de proximité. Tout ce qui peut réduire la fracture territoriale. Les gilets jaunes se posent aussi en défenseurs de l'industrie, des savoir-faire et des emplois, en interdisant les délocalisations. Un protectionnisme que l'on retrouve dans leur volonté d'«interdire de vendre les biens appartenant à la France» ou dans la fin souhaitée du travail détaché . Les milliards de la fraude fiscale sont dans leur viseur, tout comme ceux du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. Donner plus de pouvoir (politique) à ceux qui ont moins de moyens (économiques) apparaît comme une priorité dans tous les courants jaunes, par le biais de référendums d'initiative populaires permettant de porter une proposition de loi ou la création d'une assemblée citoyenne. Pêle-mêle, on retrouve dans leurs objectifs la reconnaissance du vote blanc ou la suppression du Sénat. Certains réclament aussi le retour au septennat pour que le Parlement, renouvelé tous les cinq ans, pèse plus sur la ligne de l'exécutif.

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