Il est 18 heures, la foule se presse aux portes de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg pour la messe célébrée par monseigneur Luc Ravel, l'archevêque de Strasbourg. Il a convié l'ensemble des cultes à une veillée de prière pour la paix. Autour de l'autel, sur l'estrade, des représentants du culte chrétien entourent l'archevêque. Et puis une brochette de toges, des prêtres, des vicaires, des chanoines… Les musulmans sont venus. En fait, surtout leurs représentants. Assis dans les premiers rangs, l'actuel président du conseil régional du culte musulman. Quelques bancs plus loin, les représentants des cultes juifs et bouddhistes côtoient les élus locaux, le maire Roland Ries et son épouse, les présidents des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Un mélange qui n'a rien d'extravagant à Strasbourg, où le dialogue interreligieux est une habitude. L'envoyé du Saint-Siège a mis en garde contre «les vieux démons», ceux qui «ne manqueront pas de souligner le profil du tueur», «ceux qui désigneront les migrants». Parce que «le terrorisme peut réveiller l'esprit de division», d'autant qu'il «frappe une France épuisée par les luttes sociales».
Une messe œcuménique pour les victimes
Publié le 13/12/2018 à 22h46
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