38 600 manifestants (contre 66 000 le week-end dernier), dont 2 000 seulement à Paris… L'«acte VI» des gilets jaunes, samedi, a marqué «un réel tassement de la mobilisation», selon le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. 220 manifestants ont été interpellés dans tout le pays, et 81 placés en garde à vue. Et l'exécutif a durci le ton. Du Tchad où il est en déplacement, Emmanuel Macron a appelé dimanche à «l'ordre et à la concorde». Et Edouard Philippe a dénoncé, sur Twitter «un simulacre de décapitation du chef de l'Etat… Des agressions d'une violence inouïe contre des policiers… Des gestes antisémites en plein Paris…» Allusion à plusieurs des incidents de samedi, dont l'exécution en effigie du Président à Angoulême : un mannequin décapité, avec du sang de bœuf pour faire plus vrai. Puis la «quenelle» effectuée par une quinzaine de partisans de Dieudonné sur les marches du Sacré-Cœur, à Paris. Et enfin, l'agression de motards de la police sur les Champs-Elysées par des manifestants, qui ont fait tomber une de leurs motos : l'un des policiers a brièvement dégainé son pistolet pour dégager ses collègues… «Il est hors de question de banaliser de tels gestes, qui doivent faire l'objet d'une condamnation unanime et de sanctions pénales», a prévenu le Premier ministre.
Mobilisation en baisse et incidents
Publié le 23/12/2018 à 20h36
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