Pour une personne de plus de 30 ans normalement constituée, manger chez O'Tacos est une aventure culinaire hors-norme, une épreuve de Koh-Lanta où votre estomac devra montrer ce qu'il a dans le bide au risque de fermer boutique définitivement. O'Tacos est une chaîne de fast-food qui, contrairement à ce que son nom indique, ne vient pas du Mexique mais de Grenoble. Les recettes n'ont rien à voir avec celles d'Amérique latine et renvoient au «tacos français», un hybride rectangulaire entre le panini et le kebab. Les tortillas sont fourrées de frites, de reblochon, de sauce fromagère et de diverses viandes. Le but ? Composer son sandwich à la carte, avec un paquet d'ingrédients (sauf des légumes), le plus gros et gras possible. Forcément, ça cartonne auprès des jeunes. Lancée sans grands moyens, la chaîne franchisée essaime désormais partout. Au point, en 2018, de faire des pubs dans le métro parisien, d'être rachetée par un fonds d'investissement et d'être courtisée par les villes moyennes pour redynamiser leur centre. La hype de l'hymne à la malbouffe durera tant que ça durera et tous les restaurants ne tiendront pas, la clientèle n'étant pas, à notre avis, extensible à l'infini. Le soir où on est allé à celui de la gare de l'Est déguster un «O'Crousti», à 20 heures, c'était vide.
0’ tacos
Publié le 28/12/2018 à 17h27
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