La collapsologie (du latin collapsus, «qui est tombé d'un seul bloc») entend étudier les ressorts de l'effondrement - davantage un processus qu'une chute brutale - de notre civilisation thermo-industrielle, sa vulnérabilité et ce qui pourrait lui succéder. Le néologisme, désormais entré dans le débat public, a été inventé par l'ingénieur agronome Pablo Servigne et l'écoconseiller Raphaël Stevens (Comment tout peut s'effondrer et Une autre fin du monde est possible, Seuil, 2015 et 2018). Préféré à «effondrementisme», il est né dans la lignée de l'essai de l'Américain Jared Diamond (Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Gallimard, 2006), cité par Edouard Philippe comme l'un de ses livres de chevet… sans qu'il n'en tire de conséquences politiques. Loin d'une «bunkérisation» de la société ou d'un retour à la bougie, il s'agirait de «co-construire» un nouveau monde, basé sur le triptyque «simplicité, solidarité, résilience».
Collapsologie
Publié le 28/12/2018 à 17h26
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus