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Nicolas Hulot, le Vert à moitié vide

L'ex-ministre Nicolas Hulot, armé de son gilet orange. (Photo Fabrice Picard. Vu)
Publié le 28/12/2018 à 17h26

Il aura tenu quinze mois, avant de rendre les armes, au bord des larmes, un matin d'août au micro de France Inter. «Je n'y crois plus»… Lors de sa fracassante démission, Nicolas Hulot l'a admis : tout seul, un ministre de l'Ecologie ne peut rien. Tant que le sommet de l'Etat sera aux mains des lobbys servant des intérêts privés, il ou elle aura au mieux «un peu d'influence», mais «pas de pouvoir». L'ex-ministre l'a aussi répété : ce qui nous mène dans le mur, c'est le modèle économique dominant. Pendant que «la planète est en train de devenir une étuve, que nos ressources naturelles s'épuisent, que la biodiversité fond comme la neige au soleil», Emmanuel Macron, comme la majorité des politiques, pense croissance, PIB, relance de la consommation… Bref, dixit Hulot, «on s'évertue à entretenir voire à réanimer un modèle économique marchand qui est la cause de tous ces désordres», mais aussi des inégalités sociales. Lors de son retour médiatique fin novembre, Hulot a cherché à réconcilier écologie et social. Et martelé les mots «solidarité» et «rassemblement» : «On est condamnés à agir tous ensemble, ou à mourir tous ensemble comme des idiots.»

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