C'est l'histoire d'un mot dièse, parti à toute berzingue sur Twitter - 55 000 messages postés en quelques jours, 150 000 sur un mois - à la façon de #balancetonporc ou #MeToo. #pasdevague est, lui, un mouvement de libération de la parole des enseignants, découragés du manque de soutien de leur hiérarchie. Le déclic : une vidéo, postée sur les réseaux fin octobre et qui montre l'agression d'une prof en plein cours par un élève braquant sur elle un pistolet (qui se révélera factice), suivie de la déclaration du ministre Blanquer assurant l'enseignante de tout son soutien. L'événement de trop. Des profs dégoupillent sur Twitter, dénonçant à coups de témoignages (difficiles à vérifier car souvent anonymes) le décalage insupportable entre leur expérience et les discours officiels. Le ministre annonce alors un plan de lutte contre les violences scolaires, le 15e depuis 1990.
#pasdevague
Publié le 28/12/2018 à 17h26
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