Le sujet a dû échapper à une partie de ses électeurs, qui continuent de l'appeler comme avant. Mais le Front national a bien changé de nom cette année. Il s'est transformé en «Rassemblement national». Le lifting a eu lieu en mars, lors d'un congrès (à Lille) qui devait signer la «grande refondation» du parti engagée par Marine Le Pen après sa défaite à la présidentielle.
L'ancienne candidate venait de se rendre compte que le mot «front» avait peut-être «une connotation trop défensive» qui empêchait d'éventuels alliés de soutenir son parti. Mais, depuis le changement, aucun n'est arrivé, à part le LR Thierry Mariani, qui fut ministre (sous Sarkozy) mais qu'on avait perdu de vue.
Le nouveau FN n’a finalement de «rassemblement» que le nom : il n’a perdu ni son discours, ni ses idées, ni ses cadres, et il continue de faire des peurs et de la division son fonds de commerce.




