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Libération

Rond-point

Publié le 28/12/2018 à 17h27

Il était l’oublié, le méprisé, le malmené, celui qu’on traite de tous les noms, accusé de, au choix, coûter cher aux contribuables, être dangereux pour les coureurs cyclistes du Tour ou mettre en avant des artistes et des sculptures aux goûts douteux, pour ne pas dire plus.

Symboles de la France moche, comme les zones commerciales à l’entrée des villes, les ronds-points sont en train d’accéder à une gloire durable grâce aux gilets jaunes. Lieu de rencontre, d’accueil et d’écoute, ils ont été au centre de la mobilisation, avec parfois des drames, mais surtout un apprentissage direct de la démocratie. Débats, engueulades, manifestations, construction de cabanes pour devenir des simili-ZAD… ce sont les seules places publiques à réussir en 2018.

Au point qu’on s’intéresse enfin à eux et qu’on découvre la différence entre un rond-point et un carrefour giratoire. C’est simple : le premier laisse la priorité à droite, tandis que le second la donne aux véhicules déjà engagés dans l’anneau. A moins que ce ne soit l’inverse ?

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